samedi 26 octobre 2013

Documentaire . 1940: des oubliés de l’Histoire. Par Samuel et Anne-Sylvie Debard


Résumé

La désastreuse campagne française de mai-juin 1940 est restée dans l’histoire comme une débâcle due en partie à la responsabilité des officiers qui commandaient les troupes sur le terrain. Au point que les rescapés de cette épopée – 368 sur les 3'500 soldats comptés à Lyon avant leur départ pour le Nord - de retour des camps où ils furent prisonniers pour le restant de la guerre, avaient honte d’en parler. 

Or, la vérité historique peut et doit aujourd’hui leur rendre honneur et dignité. Car ils furent les instruments d’une doctrine officielle voulant ignorer l’évolution des armements observée dès la fin de la première guerre mondiale. Ces hommes se sont donc retrouvés sous le feu de l’ennemi, avec des moyens inadaptés et tragiquement insuffisants. Cela ne les a pas empêchés de mener avec leurs hommes, des combats héroïques, meurtriers mais finalement vains. Ils ont tenu leur position trois semaines, un temps suffisant pour permettre aux troupes anglaise de la B.E.F (environ 340 000hommes) dont une grande partie put être rapatriée, ce qui était fondamental, car ces hommes purent encadrer 4 ans plus tard, les jeunes recrues lors du débarquement en Normandie. 

A ce drame a succédé l’emprisonnement, pour les officiers à l’OFLAG IV D en Saxe. Certes, ces camps furent des prisons humiliantes, mais aussi des creusets de culture, orientés vers l’affirmation de l’identité nationale face aux propagandes conjuguées des nazis et de Vichy (Général Marcel GUERIN).
Pendant cinq ans, il fallut y survivre, en s’organisant, en créant de quoi s’occuper pour attendre... Sans savoir si la libération viendrait un jour, ni quand. 

Certains furent libérés par les Américains. Ce fut le cas du Cdt Vignolles, encore parmi nous et qui nous raconte, à 99 ans, le récit de sa libération. D’autres le furent par l’Armée rouge, qui les transfèrera en Russie, d’où ils purent s’échapper afin d’éviter la Sibérie. 

Enfin ils rentrèrent dans leurs foyers, maigres, sales et pleins de poux, mais surtout quelque part honteux de cette défaite historique qu’on leur attribuait totalement. A telle enseigne qu’aucun d’entre eux ne parla de cette histoire. Et pourtant ils avaient combattu avec courage.


Nous avons pu retrouver des carnets écrits par les officiers retraçant leur épopée, pratiquement au jour le jour, et quelques documents photographiques. Ils sont les sources de ce documentaire.

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